Chaque année, l’État recrute 15 000 enseignants pour les écoles et les établissements secondaires. La mastérisation permettra l’élévation du niveau de recrutement et une amélioration de la qualité de la formation. La réforme de la formation des maîtres instaurera le recrutement des enseignants des écoles, collèges et lycées au niveau master 2 (à bac +5). Le début de carrière des nouveaux enseignants sera revalorisé.
La réforme vise plusieurs objectifs :
Le principe de concours nationaux pour le recrutement des enseignants est réaffirmé. Le concours de recrutement de professeurs des écoles (CRPE), les certificats d'aptitude au professorat des écoles (CAPE), de l'enseignement technique (CAPET), d'éducation physique et sportive (CAPEPS), de lycée professionnel (C.A.P.L.P.), le concours de recrutement national de conseillers principaux d'éducation (C.P.E.) et l'agrégation sont maintenus.
L’an prochain, lors de la session 2010 des concours, les épreuves et le calendrier actuel des concours seront maintenus en l’état afin de laisser aux structures de formation le temps de s’adapter.
En 2010, pourront s’inscrire aux concours :
Les modalités spécifiques d’accès au concours (mère de trois enfants, troisième concours, discipline professionnelle des concours professionnels, etc.) sont maintenus.
Les étudiants prennent contact progressivement avec les métiers de l’enseignement. Cette démarche comprend des stages d’observation et de pratique accompagnée ou des stages en responsabilités en école, collège et lycée.
En première année, les étudiants peuvent suivre des stages d’observation et de pratique accompagnée non rémunérés.
En seconde année de master, les candidats aux concours peuvent effectuer des stages en responsabilité, d’une durée maximale de 108 heures.
Les lauréats des nouveaux concours sont affectés dans un établissement à l’issue de leur réussite à leur concours. Ils bénéficient d’un temps de formation continue pendant leur première année d’exercice.
A la fin de cette année, le professeur stagiaire peut être titularisé s’il est déclaré apte.
Dès la rentrée 2009, un dispositif complémentaire est mis en place par le ministère de l’Éducation nationale. Il se rajoutera aux dispositifs de droit commun déjà existants.